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Les États-Unis et la question environnementale : tensions et contrastes
Les jalons

- L’environnement aux États-Unis : entre protection de la nature, exploitation des ressources et transformation des milieux depuis le XIXe siècle. Les rôles respectifs de l’État fédéral et des États fédérés.

- Les États-Unis et l’environnement à l’échelle internationale (État, firmes transnationales, ONG…).

LE JOUR D'APRÈS / THE DAY AFTER TOMORROW (2004) Bande-annonce VOST
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Les États-Unis dans le changement climatique
Les États-Unis ont une responsabilité historique considérable, à l’échelle mondiale, dans le changement climatique : émetteur majeur de gaz à effet de serre, en nombre absolu et aussi par habitant, producteur de ressources fossiles, mauvais élève des traités internationaux… Pourtant, la prise de conscience dans une partie de l'opinion est réelle, et aboutit, à différentes échelles, à des initiatives visant à réduire les émissions. Certaines villes comme Portland jouent un rôle pionnier dans ce mouvement.
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Les scientifiques américains ripostent à un rapport climatosceptique de l’administration Trump : « Les marchands de doute sont de retour »

Dans un texte publié mardi, 85 climatologues de renom estiment que le rapport publié début août par le département de l’énergie américain est émaillé d’erreurs, de manipulations, d’omissions et de failles méthodologiques.
C’est un travail de sape de la science climatique d’une rare gravité. Début août, le département de l’énergie américain (DOE) publiait un rapport remettant en cause le consensus sur le réchauffement anthropique, à rebours de plusieurs décennies d’expertise. Mardi 2 septembre, 85 climatologues de renom ont dénoncé cette manœuvre, dans une contre-expertise sans appel. Dans cette étude de plus de 400 pages, ils concluent que le rapport de l’administration Trump est émaillé d’erreurs, de manipulations, d’omissions, de failles méthodologiques ou encore de références à des recherches discréditées.(...)
Près de 60 000 autres réactions ont été publiées sur le site du département de l’énergie, lors d’une consultation publique ouverte jusqu’au 2 septembre. Parmi elles, l’American Meteorological Society, une organisation scientifique de premier plan, a dénoncé les « défauts fondamentaux » du texte et appelé le gouvernement à corriger ses conclusions. L’Académie des sciences américaine prépare elle aussi une évaluation pour contrer celle du DOE. « Cette administration continue de nier l’indéniable, écrit l’un de ses membres, le climatologue Michael Mann, de l’université de Pennsylvanie, dans son propre commentaire. Le coût sera supporté par les communautés détruites par des conditions météorologiques extrêmes ou les familles de travailleurs confrontées à une explosion des factures d’énergie. »(...)

Pour les 85 scientifiques, l’élaboration du rapport du DoE recourt à des « tactiques similaires à celles employées par l’industrie du tabac » dans les années 1960, 1970 et 1980 afin de minimiser les effets délétères du tabagisme sur la santé. « L’objectif du DOE vise exactement le même objectif : brouiller suffisamment les pistes pour que le gouvernement puisse prétendre qu’il y a trop d’incertitudes pour réglementer le dioxyde de carbone », affirme Andrew Dessler, dans un post publié sur le site The Climate Brink. Titré « Les marchands de doute sont de retour », il fait référence à l’ouvrage Les Marchands de doute (Le Pommier, 2012), dans lequel les historiens des sciences Naomi Oreskes et Erik Conway décortiquaient la fabrique de fausses controverses scientifiques par les lobbys industriels pour infléchir des décisions publiques.

Le Monde Par Audrey Garric,Publié le 03 septembre 2025